PAF 2026 Nice : ce que le projet de loi de finances change réellement pour les contribuables et entreprises
PAF 2026 Nice : ce que le projet de loi de finances change réellement pour les contribuables et entreprises
Dévoilé en octobre 2025, le projet de loi de finances pour 2026, surnommé dans les milieux économiques le PAF 2026, redessine les lignes budgétaires, fiscales et sociales du pays.
À Nice comme partout ailleurs, particuliers, indépendants et entreprises scrutent de près les mesures susceptibles d’impacter leur quotidien. Avec un déficit public prévu à –4,7 % du PIB, l’exécutif joue une partition délicate : serrer la vis budgétaire tout en préservant les leviers d’investissement.
Priorités nationales et objectifs affichés
Le gouvernement affiche une ambition claire : financer les priorités nationales tout en restaurant progressivement les marges de manœuvre budgétaires. L’enjeu ? Rester sous la barre politiquement sensible des 5 % de déficit, condition nécessaire pour obtenir l’aval du Parlement. À Nice, où les entreprises touristiques, commerciales et immobilières sont particulièrement attentives aux signaux fiscaux, le paf 2026 nice suscite de nombreuses questions.
Zoom sur les nouvelles mesures fiscales
Parmi les mesures les plus commentées, la création d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales fait figure de coup de tonnerre. Elle cible les biens considérés comme somptuaires, yachts, œuvres d’art, véhicules d’exception, un sujet loin d’être anodin sur la Côte d’Azur.
Le projet prévoit aussi la prorogation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, ainsi que la suppression progressive de la CVAE d’ici 2028. Une évolution saluée par une partie du tissu entrepreneurial niçois, bien qu’elle soit compensée par une réduction de niches fiscales évaluée à cinq milliards d’euros.
Impôt sur le revenu : gel inédit et nouvel IFI
Côté ménages, le gel du barème de l’impôt sur le revenu et celui de la CSG créent un effet mécanique : en période d’inflation, les contribuables pourraient se retrouver davantage imposés. Autre nouveauté : l’instauration d’un impôt sur la fortune improductive, fixé à un taux unique de 1 %. Les retraités, eux, verront les anciens abattements remplacés par un forfait de 2 000 €.
Entreprises : TVA, IS et Exit Tax revisités
Les entreprises niçoises devront également composer avec un abaissement du seuil de franchise de TVA à 37 500 €, un détail crucial pour artisans, freelances et micro-entrepreneurs. Le plafond du taux réduit d’IS à 15 % sera relevé pour les 100 000 premiers euros de bénéfices, une mesure bien accueillie par les TPE/PME.
Autre évolution de taille : le retour d’un délai de 15 ans pour l’Exit Tax, pensé pour encadrer les expatriations fiscales.
Fiscalité verte : une transition qui s’accélère
Le volet environnemental occupe une place importante dans le PAF 2026 : fiscalité renforcée sur les véhicules les plus polluants, évolution des taxes sur les déchets, ajustement des accises sur l’électricité, et majoration de l’IFER pour certaines centrales photovoltaïques.
Un texte sous tension politique
Porté par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, le PAF 2026 avance dans un climat politique contrasté. Les débats parlementaires s’annoncent animés, notamment sur les points touchant directement les ménages et les entreprises locales.
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